Anne, écrivain public installé à Montgiscard en Haute Garonne (31) se prête au jeu du questionnaire :
Qui sont vos principaux clients ?
Des entreprises, dont une société civile immobilière pour laquelle je rédige régulièrement des lettres de mise en commercialisation. Je conçois également des mailings pour une banque, j’imagine des textes Web… pour un litier qui me laisse « carte blanche », ce qui m’a permis, par exemple, d’écrire une petite « saga » sur le lit dans les romans de Zola. De temps en temps, d’autres PME/PMI recourent à mes services afin de valoriser leurs produits ou leur plaquette « corporate ». Bien évidemment, j’ai de multiples clients particuliers : corrections de romans, discours et poèmes de circonstance, récits de vie, homélies funèbres, CV, lettres de motivation, courriers administratifs ou privés…
Qu’est-ce que qui vous motive dans votre profession ?
La diversité des demandes ! C’est passionnant de ne jamais s’ennuyer en écrivant des textes totalement différents, en s’adaptant aux souhaits de chacun, en faisant aussi des recherches qui m’enrichissent personnellement. Je pourrais ajouter que la langue française est si complexe (mais chacun le sait !) qu’elle mérite un traitement… de faveur ! J’essaie de la valoriser, de trouver le mot juste, la bonne ponctuation, la structure du texte la plus adéquate possible. En tant que formatrice en culture générale et expression, je mets donc à la disposition de tous mon savoir-faire, mon savoir-écouter… et une grande humilité face à des tonnes de culture dans lesquelles je pioche et j’apprends moi-même quotidiennement.
Qu’est-ce qui vous agace dans les idées reçues sur les écrivains publics ?
Justement pas d’idée du tout ! « Ah ! ça existe un écrivain public ? » Eh oui ! Nous sommes si peu connus…
La demande la plus insolite qui vous ait été faite ?
Un monsieur assez bizarre, qui prétendait vouloir écrire une thèse sur les femmes de la Rome antique. Lorsqu’il a tenté de me « brancher » sur leur sexualité prétendument débridée, je l’ai courtoisement remercié en lui expliquant que j’avais d’autres choses à écrire. Il m’a raccroché au nez… J’en ris encore !
Et la plus touchante ?
Une dame qui est venue hier : sa petite-fille, atteinte d’une maladie orpheline, est visiblement maltraitée par manque de soins et sa grand-mère ne sait plus à qui écrire pour demander de l’aide.
Un site Internet que vous voudriez nous faire découvrir ou partager ?
Tous les sites sur Le Robert de la langue française (petit ou grand !) : c’est la « Bible » des écrivains consciencieux. Et puis aussi, mais je ne sais pas s’il existe, le site (ou à défaut l’ouvrage) Le Bon usage de Grévisse ! [NDLR : disponible en ligne avec abonnement ici http://www.lebonusage.com/login] Après, il faut s’adapter… J’ai ainsi trouvé quelques sites passionnants sur le Moyen Âge en corrigeant un roman et en rectifiant les propos de l’auteur à propos de l’ordre de la Jarretière qu’il confondait avec l’ordre de l’Étoile. Il faut fouiner, chercher, avoir de la patience… et se passionner pour tout ce que l’on fait !
- Contactez Anne Weyder via sa fiche Plumes&Mail

Commentaires
Poster un nouveau commentaire